Au moment où la tourmente secoue quelque peu le journal, mes remarques ne peuvent évidemment pas avoir tout à fait leur tonalité habituelle. Mais s’il faut que le Monde reste l’affaire de ses journalistes, ce que je crois, il doit continuer à l’être, à mon avis, sous le contrôle de ses lecteurs. Cela dit, je m’étonne un peu de ne pas avoir lu dans ses colonnes la position des deux autres dirigeants démissionnaires, Pierre Jeantet et Bruno Patino, le premier restant d’ailleurs directeur, entre autres, du directoire du Monde interactif… J’ai un peu de mal à suivre.
Bon, en attendant, quelques petites remarques sur ces derniers jours, retour d’une brève excursion à Londres.
Saluons d’abord l’humour de Robert Solé qui, dans son Billet du 12 janvier, p. 30, se moque avec alacrité des anglicismes et américanismes à la mode… Dommage que l’article du haut de la même page (bien qu’il ne soit pas signé d’un journaliste du quotidien, et qu’il parle précisément des États-Unis) soit malencontreusement sous-titré : “Storytelling” !
Dans le numéro du 15, en page 3, un long article de Raphaëlle Bacqué, en page 3, sur la résidence du Parc de Versailles, est accompagné d’un texte plus court, sous la même plume, qui fait l’historique de cette “Lanterne”, traditionnellement utilisée par les premiers ministres. La journaliste termine en signalant sa dévolution récente au Président de la République, au détriment donc de François Fillon, et écrit : “ce dernier apprit que le président avait choisi la Lanterne pour lui”. Dans cette phrase, “lui” ne peut-être que le sujet de la phrase principale, donc “ce dernier”, donc François Fillon. Faux : c’est évidemment le président. Il aurait été préférable d’écrire : “ce dernier apprit que le président avait choisi la Lanterne pour lui-même“.
Une note d’humour, pour finir : dans les albums dessinés de Tillieux, le détective Gil Jourdan était flanqué d’un adjoint doté d’une propension irrépressible aux jeux de mots. Je me souviens que devant un panneau placé par une concierge au bas d’un escalier, disant “Essuyez vos pieds”, il avait rajouté au crayon : “… et pas ceux des autres”. C’est un peu la remarque que je me faisais en lisant le titre de Une du numéro du 11 janvier : “La France prête à suspendre les cultures OGM sur son territoire”, ayant envie de commenter cette précision trop évidente par : “… et pas sur celui des autres”.
Mercredi 16 janvier 2008 à 14:54 |
ce n’est pas pour vous contredire Monsieur Régnier mais à la ligne 6 il me semble que c’est plutôt le deuxième ou mieux le second …
welcome back ceci dit
Mercredi 16 janvier 2008 à 19:11 |
Voilà, on critique les autres, et on est soi-même en tort…
Merci du rectificatif !