Dans son numéro des 19-20 octobre dernier, Le Monde publiait en page “Débats” une tribune libre d’un professeur de littérature, Frédéric-Yves Jeannet, intitulée “Jean-Marie Le Clézio ou le Nobel immérité”. Le titre dit tout.
Je n’ai pas d’avis tranché sur la question, j’ai beaucoup de respect pour JMG Le Clézio, ce n’est pas mon écrivain favori, j’ai été un peu surpris d’apprendre qu’il était pressenti pour cette récompense, qui ne me paraît cependant pas spécialement “imméritée”.
Des avis contraires auraient pu s’exprimer dans la même page “Débats”, et j’en attendais, plus ou moins.
Eh bien, il y en a eu un, samedi 25, d’Alain Mabanckou, en page 21, et on aurait pu croire le débat terminé. Eh bien non ! La Médiatrice, Véronique Maurus, se sent obligée de consacrer sa rubrique “Dialogues” des 26-27 octobre à cette affaire, sous le titre “Querelle littéraire”. On veut bien, comme elle l’écrit, qu’elle ait reçu “un flot continu de messages navrés” et que “de l’avis unanime des nos lecteurs, la critique de M. Jeannet n’était pas à la hauteur de ses ambitions”, mais compte tenu de la richesse et de la complexité de l’actualité ces jours-ci, n’y avait-il pas matière à débat sur des sujets plus brûlants. Elle ne l’a pas estimé. Elle a même jugé utile (si c’est bien elle qui a cette responsabilité) de sélectionner, pour le courrier des lecteurs qui se trouve juste en-dessous de sa rubrique, trois lettres dont deux traitent encore du même sujet, faisant plus ou moins double emploi avec celles qu’elle cite dans sa chronique.
C’est une obsession !