Le Monde du 4 août entame, en page 17, une série d’articles de Catherine Vincent dont le premier est intitulé : “Il était une fois deux sexes”. On y lit d’emblée :
“Nous aurions pu n’en avoir qu’un seul, qui se serait suffi à lui-même. Ou trois, ou quatre. Ou un nombre variant selon les saisons. En mammifères que nous sommes, ce fut deux. Deux sexes.”
Bigre, tout cela donne fortement à penser que la dualité sexuelle n’est propre qu’aux mammifères… Hélas (ou pas !) il n’en est rien : des tas d’oiseaux, de poissons, de reptiles, ou même de plantes, sont là pour nous prouver le contraire et assument bravement, comme nous, la dualité masculin-féminin, en fait la plus largement répandue dans le règne du vivant.
PS. Le Grand Vérificateur de mots du Monde doit être en vacances : on lit dans ce numéro une phrase comme “Les autorités marocaines n’auraient-elles été que dans la manipulation” (p. 6) et surtout deux titres dans la même page 2 : “Pour rester le bain” à propos des mondiaux de natation à Rome, et “Les Palestiniens en mal représentation et de stratégie”.