Qui morituri…

Depuis quelques temps, pour Le Monde, la mort frappe plus spectaculairement !
La rubrique « Disparitions », déjà célèbre pour proposer des résumés cocasses, devient petit à petit obèse : il lui faut maintenant une page entière, sans, si j’ose dire, que le gabarit des morts le justifie toujours…
Le numéro du 8 novembre nous offre, sur presque trois quarts de la page, le souvenir du pilote de l’Enola Gay qui pulvérisa Hiroshima, plus que pour Andreï Moïesseïev, fondateur et patron des très kitch ballets du même nom, ainsi qu’un médaillé US des Jeux olympiques de Berlin de 1936 (certes Noir, ce qui n’avait pas plu à Hitler, mais enfin…).
Celui des 28-29 octobre consacrait plus de deux-tiers de pages à une célèbre (?) galeriste et marchande d’art, mais une grosse vingtaine de lignes à un ancien ministre.
Celui du 31/10 donnait presque trois quart de la page à un des « fondateurs du pop art britannique », confinant sur une colonne le découvreur de l’ADN polymérase, prix Nobel de médecine en 1959.
Tout ceci ne paraît pas très cohérent…

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