Communautés toujours…

J’écrivais dans un billet du 21 février : «Quand plus de deux individus ont un point commun, on en fait une “communauté”», en commentaire d’un article de Stéphanie Le Bras. Cette journaliste aime décidément le terme.
Dans le numéro daté du 2 avril, page 3, elle signe un article titré : « De la mosquée à l’église, une route solitaire » traitant des conversions au christianisme de « français musulmans » (les musulmans non français ne se convertissent-ils donc jamais ?). On y trouve à deux reprises le terme « communauté » :
« Comme d’autres communautés, les Français de culture musulmane, croyants ou agnostiques (…) sont confrontés… ». Un groupe d’individus, à la fois marqués par une particularité (« français de culture musulmane ») mais en même temps diversifiés (« croyants ou agnostiques ») ne peuvent évidemment constituer, dans son esprit, qu’une communauté (parmi d' »autres communautés », cela va de soi).
Le second exemple, elle semble l’assumer pleinement, bien qu’il ne soit pas de sa plume : on ne sait d’ailleurs à qui il faut l’attribuer, puisque il vient en italiques dans le corps du texte sans qu’un source soit notée, sinon que la citation qui suit immédiatement est mise dans la bouche d’un certain « pasteur Oujibou », appartenant sans doute à une des communautés (là, c’est moi qui emploie le terme !) « évangéliques et charismatiques ». Bref, ces groupes religieux attirent des croyants « en quête de nouvelles communautés ». Bigre, maintenant on change de religion non pas par conviction intime, mais pour en quelque sorte changer de copains… 
J’ajoute que Jean-Luc Douin, en page 24 du même numéro, n’est pas en reste : dans sa critique du film Délivrez-nous du mal, il écrit que le personnage principal, un prêtre, « s’est comporté comme un prédateur sexuel à l’égard des enfants de la communauté catholique de ses paroisses ». « à l’égard des enfants de ses paroisses catholiques » aurait suffi, mais on a l’impression que l’emploi du terme « communauté » est devenu incontournable. Je rajoute ceci une semaine plus tard : dans un article du 8 avril, p. 21, Sylvain Siclier et Clément Sirdey citent sans sourciller l’auteur d’un ouvrage sur le Disco, Tim Lawrence : « Le disco a été lancé aux Etats-Unis au sein de la communauté gay et noire, en incluant les femmes ». Bigre, ça se complique !
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One Response to Communautés toujours…

  1. Anonyme dit :

    Voilà pourquoi on utilise ce terme : http://fr.wikipedia.org/wiki/Communaut%C3%A9

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