Courrier des lecteurs

vendredi 10 octobre 2008

J’avoue ne pas très bien comprendre comment sont choisies les lettres qui figurent dans le « Courrier des lecteurs » du Monde. Un exemple dans le numéro du 10 octobre, p. 19 :
Un lecteur relève dans la page consacrée à Balzac dans le numéro du vendredi précédent, une faute sur le nom du banquier Nucingen, orthographié, fautivement, « Nucinguen ». Coquille, ignorance, je ne sais, mais des erreurs de ce genre, il y en a des centaines par an dans le journal. Pourquoi est-ce précisément cette lettre-là qui a été choisie, sur un point aussi secondaire ? On se le demande.
On se le demande d’autant plus que le lecteur-correcteur continue en déplorant les progrès de ce qu’il appelle, d’un néologisme pas très adroit, « l’inéducation » qui, selon lui, gagne les milieux supposés, dit-il, « acculturés ». J’ai sursauté en lisant ce dernier terme par lequel, j’imagine, il voulait désigner les milieux « cultivés », mais qui signifie en fait toute autre chose, un individu ou un groupe dont la culture est fortement influencée, sinon même détruite, par une culture étrangère. Rien à voir, donc…
Alors, le choix de cette lettre par la rédaction représente-t-il un sincère mea culpa ignorant une autre faute non repérée, ou bien un moyen perfide de désigner un arroseur arrosé ? La question reste ouverte…

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Touche pas à mon journal ?

mardi 7 octobre 2008

La médiatrice, Véronique Maurus, dans le numéro des 5-6 octobre, titre sa rubrique hebdomadaire « Dialogues », p. 17 : « Touche pas à mes jeux ». Elle y répond aux lecteurs qui se sont plaints du rétrécissement de la rubrique météo et radio-télé, ainsi que de la disparition de certains jeux dans les pages qui étaient consacrées à ces sujets (généralement, l’antépénultième et l’avant-dernière, et non pas, comme elle l’écrit, de manière assez ridicule, les « deux avant-dernières » !).
Enfin, répond, si l’on peut dire…
Car elle se contente de reproduire certains de ces courriers et, suivant un procédé maintenant très répandu, de fustiger gentiment ceux qui sont rétifs au changement (« Malheur à qui bouleverse un pli si bien pris ! » « Les reproches pleuvent après chaque changement »).
Quant à l’explication de ces modifications, elle reconnaît que l’encadré les expliquant le 22 septembre par « des raisons de place » était « assez sec », mais elle-même ne fait pas mieux, se contentant de dire : « Pour faire place [aux pages] Planète » ! Donc aucune raison liée au contenu même de ces rubriques, répondant aux arguments avancés par les lecteurs.
Je ne peux que rappeler mon billet du 25 septembre où je déplorais l’espace grandissant réservé dans le journal à des photos le plus souvent sans grand intérêt au détriment du contenu éditorial. Je n’avais pas remarqué la modification que déplorent ces lecteurs, mais elle relève de la même logique…