Des correcteurs, SVP !

jeudi 29 octobre 2009

En page 5 du numéro d’aujourd’hui, une présentation par Paul Benkimoun des grandes lignes du dernier rapport de l’OMS sur les principaux facteurs de mortalité dans le monde, résumées dans un tableau.
On apprend dans celui-ci que dans les pays à hauts revenus, l’Hyperglycémie est à la fois le deuxième (16,8% du nombre de morts) et le cinquième (7,0%) facteur de mortalité. Un peu beaucoup pour un seul facteur !
En fait, il s’agit, en deuxième rang, de l’hypertension, comme l’indique l’original, facile à trouver sur une page web qu’il suffit de traduire de l’anglais. Encore faudrait-il le faire correctement, « Indoor smoke from solid fuels » devenant « Inhalation de fumée de combustibles solides ». Est-ce si difficile d’avoir des correcteurs ?
J’ajoute d’ailleurs que je suis un peu perplexe de voir figurer indifféremment dans le tableau des causes (Tabagisme, Manque d’eau, Rapports sexuels à risque, par exemple) et des conséquences (Hypercholestérolémie, Hypertension artérielle). Il s’agit là de la responsabilité de l’organisation, mais on s’étonne que Le Monde ne s’en étonne pas…
Puisqu’il est question de correcteur, celui-ci aurait pu signaler que dans l’article de M. Roche, en bas de page 3, le trader milliardaire Marc Rich s’exprime « dans un anglais légèrement teinté d’accent allemand », mais qu’il « n’a cessé de vouvoyer son interlocuteur ». Difficile, dans la langue de Shakespeare, non ?

Publicités

Débat ?

jeudi 8 octobre 2009

En page 10 du numéro d’aujourd’hui, un entretien avec le sociologue Éric Maurin, auteur du livre La Peur du déclassement (« Un livre décapant et passionnant », écrivent les interviewers, Luc Bronner et Catherine Rollot) sous le titre : « Toute réforme sera perçue comme une remise en cause d’un statut acquis ».
L’interviewé insiste sur la dichotomie, pour lui essentielle, entre les catégories « protégées » et celles qui ne le sont pas.
Quatre personnalités ont été appelées pour présenter leur « regard » sur l’ouvrage : la représentante du patronat, un syndicaliste, deux politiques (un de l’UMP, et un du PS). Une grande diversité, donc. Et ces « regards » sont contrastés. Sauf qu’aucun d’entre eux ne remet en cause le fait que le clivage passerait entre diverses couches de la population dont certaines seraient protégées, donc favorisées, essentiellement entre les salariés à statut (principalement les fonctionnaires) et les autres, tarte à la crème du politiquement correct de ces dernières années.
On ne s’étonnera pas de trouver Mme Parisot et M. Bertrand dans ces avis convergents. On ne s’étonnera pas non plus, hélas, d’y trouver aussi François Chérèque et Manuel Valls, ce dernier semblant être le plus enthousiaste.
Le Monde n’a pas jugé utile d’ouvrir un peu l’éventail de ces « regards » vraiment très consensuels…