Soulagement

En « Une » du numéro daté mardi 23 novembre, l’éditorial évoque les récentes déclarations du pape à propos du préservatif.
Il les évoque pour s’en féliciter, ce qui n’est pas étonnant. Ce qui est étonnant, c’est ce dont il se félicite : « Il était temps », dit en effet Le Monde. « À persister dans l’erreur, le Vatican… » : là, on s’attend à une phrase soulignant les graves risques que cette position rigide faisait courir à des populations fidèles aux commandements de l’Église, dans des territoires où le SIDA représente une menace majeure. Non, ce que regrette le journal, c’est que Rome « fragilisait un peu plus son influence dans le monde » ! La position précédente (qui je le rappelle, reste inchangée dans son principe) relevait-elle d’ailleurs seulement de « l’erreur » ?
Plus loin, évoquant des rigides déclarations antérieures, l’éditorial évoque « les risques que Benoît XVI a ainsi fait courir… ». À qui ? Aux populations catholiques ? Non, pas du tout : « … à l’institution dont il est le guide et l’incarnation ». Heureusement, « Il a compris enfin combien le rayonnement de l’Église en pâtissait ».
La dernière phrase enfonce le clou : « Si les propos tenus dans son livre par Benoît XVI étaient le signe avant-coureur d’une évolution en profondeur, ils serviraient la cause de l’Église, aujourd’hui et demain. » La cause de l’Église, rien d’autre…

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