Encore un nouveau Monde

dimanche 25 septembre 2011


Eh voilà : encore un nouveau Monde ! Du moins en fin de semaine. Plusieurs cahiers spécialisée, 24 pages pour le cahier principal, 8 pour le cahier « Science et technologie », 8 également pour le cahier, »Culture et idées », ainsi que pour le cahier « Sports et forme », qui n’apparaît pas dans l’édition électronique. Dommage, car c’est un des mieux faits, avec le cahier Sciences. Quant au Magazine, ce n’est en fait qu’un catalogue publicitaire de 132 pages, essentiellement pour des marques haut de gamme. Le site « Arrêt sur Images » le souligne ici très pertinemment.
Pas étonnant : les annonces que le journal avait faites pour cette nouveauté, en page 19 du numéro du 22 ou en page 16 et 22-23 du numéro du 23, ne signalaient pas en effet une autre nouveauté : le prix. Il passe de 2,60 à 3,20. Tiens, comme je le signalais ), c’est le prix du Guardian (en France, car en Grande Bretagne, il n’est que d’une livre, pour le WE il coûte 1,90 livres, soit aux environs 2,20 euros !

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L’invité permanent de Plantu

vendredi 23 septembre 2011


Décidément, Plantu fait une fixation sur DSK… Tous ses dessins depuis le week-end dernier mettent celui-ci en scène : le 18-19, il fait la queue dans la foule attendant de visiter l’Élysée pour la journée du Patrimoine ; le 20 on le voit interviewé sur TF1 ; le 21, il assiste aux débats de la crise financière européenne ; le 22, il commente la dite crise au son du « Cri » de Munch ; le 23, il tranquillise Nicolas Sarkozy à propos de la garde à vue ; le 24, enfin (vu sur le net), il contemple les glissades de la droite sur les peaux de bananes des affaires.
On peut s’interroger sur cette manière de maintenir au premier plan de l’actualité un personnage qui y a de moins en moins sa place, au regard des événements graves qui se produisent par ailleurs.


Lolita oubliée

vendredi 9 septembre 2011


Pour une fois, je vais réagir non à une bévue du Monde, mais à celle d’un de ses hôtes, que le quotidien a cependant laissé passer sans sourciller.
Dans le Monde des livres d’aujourd’hui 9 septembre, longue interview en page 12 de l’écrivain italien Alessandro Piperno, qui se plaint du politiquement correct qu’il discerne chez les jeunes écrivains d’outre-atlantique. Il ajoute : « Si Nabokov écrivait Lolita aujourd’hui, il ne trouverait pas d’éditeur ».
Tiens, comme c’est drôle, mais c’est en fait exactement ce qui est arrivé ! Rappelons en effet à M. Piperno ainsi qu’à sa silencieuse intervieweuse, Florence Noiville, que le roman en question, terminé en 1953, a effectivement été refusé par tous les éditeurs aux États-Unis. Il a fini par être édité à Paris en 1955, par Olympia Press, maison plutôt sulfureuse, et n’a finalement été publié aux USA que trois ans plus tard !
Ce nouveau Monde des livres qui consacre maintenant ses deux premières pages à un même ouvrage, celui de David Grossman il y a quinze jours, d’Emmanuel Carrère la semaine dernière (avec en prime la couverture de Télérama, de la même maison), d’Hélène Lenoir cette semaine, signale bien moins de livres nouveaux que ne le faisait le précédent. Il semble se prendre pour une revue littéraire !


Comparaison transmanche

vendredi 2 septembre 2011


Presque deux mois sans billet sur ce blog, il y avait longtemps !
Plusieurs raisons, outre la procrastination, une de celles-là étant l’éloignement dû aux vacances. Cet éloignement a pris la forme d’un séjour d’une quinzaine dans le sud de l’Angleterre. Ce n’est pas un pays très touristique, sauf exceptions, dont ne fait pas partie la région où j’étais. Rien n’y est donc fait pour l’expatrié temporaire, en particulier en matière de presse : impossible de trouver Le Monde à Exeter, à Plymouth ou à Salisbury, à peine un numéro démodé du Figaro. Je me suis donc rabattu sur des quotidiens anglais. Et j’ai été stupéfait de leur qualité.
Je ne parle pas ici bien sûr des tabloïds dits de caniveau, au centre d’un récent scandale. Je prendrai l’exemple d’un journal réputé, que j’ai lu plusieurs fois pendant mon séjour, The Guardian, et que je viens d’acheter aujourd’hui, à mon kiosque habituel.
Je compare donc rapidement les numéros datés du jeudi 1er septembre. Le Monde offre 26 pages, le Guardian 40 pour le cahier principal, 10 pour le cahier Sports, 28 pour le cahier Loisirs, soit 78 pages au total. Le quotidien français compte 1,5 pages de publicité commerciale (ce qui est très peu, d’habitude il y en a bien davantage) alors que l’anglais en compte 13. C’est beaucoup plus, mais cela laisse quand même 65 pages de rédactionnel à l’anglais, contre 24,5 pour le français, plus de trois fois plus.
On pourrait croire qu’à cette aune, le quotidien londonien serait plus cher… Qu’on en juge : comme vous le savez, Le Monde coûte 1,50 euros, le Guardian 1 livre (à peu près 1,25 euros, même si, en France, il faut débourser 3,20 euros !). Il est donc nettement moins cher au numéro. L’abonnement mensuel coûte pour l’un 27,60 livres (à peu près 34 euros) sur la base de 7 numéros par semaine, pour l’autre 27 euros, sur la base de 6 numéros par semaine. C’est comparable…
Alors, comment une telle différence est-elle possible ?
Peut-être aurai-je l’occasion d’en reparler…