Toujours à la remorque des sondages

mardi 28 février 2012


N’achetant plus le Monde paraissant le samedi, pour cause de surcoût exorbitant dû à un magazine bling-bling de 100 pages consacré essentiellement à de la publicité de luxe, je suis privé de plusieurs choses, dont la rubrique du Médiateur, Pascal Galinier. Mais j’ai pu lire chez un ami celle de samedi dernier 25 février. Je vois que la tradition qui veut que le journal a toujours raison se maintient. Là, il s’agit de réactions de lecteurs protestant contre le traitement inégal que le journal réserverait aux différents candidats à la présidentielle. Le médiateur argumente, conteste, et surtout avance un argument qui me stupéfie :

« Sur 281 occurrences recensées (75 pour les seuls titres et sous-titres d’articles), sont décomptés 33,8 % de « François Hollande », 32,4 % de « Nicolas Sarkozy candidat », 11,7 % de « Bayrou », 11 % de « Marine Le Pen », 7,5 % de « Mélenchon », 3,55 % d' »Eva Joly ». A comparer aux intentions de vote accordées à chacun par les instituts de sondage… ».

Il s’agit du nombre d' »occurrences » des noms des six principaux candidats potentiels. D’abord, des occurrences peuvent ne pas réellement représenter la surface réelle consacrée aux uns et aux autres ; ensuite, ne sont donc pas comptés ceux qui ne font pas partie des « six ».
Enfin et surtout, Pascal Galinier se situe par rapport aux « intentions de vote ». Nous vivons vraiment sous la dictature des sondages. Le Monde est fier de parler des différents candidats non comme représentants de tels ou tels courants de pensée, mais en fonction de ce que les instituts de sondage leur prêtent comme intentions de vote…
Et on prétend que les sondages ne font pas l’opinion…


Tout est relatif, mais quand même…

mercredi 22 février 2012


Le Monde d’aujourd’hui publie en page 25 une nécrologie du fondateur de la Comex, Henry-Germain Delauze, récemment disparu, où l’on apprend qu’il a préparé à Berkeley, à la fin des années cinquante, un master de géologie marine, sous la direction d’un dénommé Hans-Albert Einstein, « frère du célèbre physicien ».
Toujours la même ignorance des gens dits « cultivés » quand il s’agit de science, même sous l’angle biographique. Albert Einstein n’a jamais eu de frère, seulement une soeur, Maja, née deux ans après lui, et morte quatre ans avant, à ses côtés.
Le dénommé Hans-Albert dont parle Luc Leroux est en fait le fils d’Albert, né en 1904 et mort en 1973, grand spécialiste d’ingénierie hydraulique.