Pas d’abscisse !

lundi 28 mai 2012


Encore une infographie ratée. En page 3 du cahier « Géopolitique » du numéro daté 27-28 mai, un « baromètre » titré : « Les Européens ne sont pas convaincus de la nécessité d’un gouvernement économique ». Et une infographie sensée illustrer la diversité des points de vue sur le sujet dans 22 des pays de l’Union.
Cette infographie se présente sous la forme d’un ovale grisé où sont répartis verticalement les pays en question face à une ordonnée allant de 10 à 50%, pourcentage de sondés estimant qu’un « gouvernement économique est utile pour l’avenir de l’Europe ». Ils apparaissent sous forme de points accompagnés de leur nom, entre la Pologne (moins de 20%) et les Pays-Bas (plus de 45%). Ils sont également répartis, horizontalement, mais sur un abscisse non définie et dénuée d’axe : cette répartition reste donc mystérieuse, pour ne pas dire sans objet…
Tous les points sont noirs, sauf quatre d’entre eux, qui sont blancs, et il faut une certaine attention pour s’apercevoir qu’ils correspondent aux quatre éléments pour lesquels des chiffres exacts sont donnés sous ce « graphique » : Pays-Bas (47%), France (45%). Ensemble de l’Union (33%) et Pologne (18%).
Les chiffres viennent d’Eurostat, mais cette infographie absurde est signée, sans aucune honte, du Monde.


Première dame, toujours…

dimanche 20 mai 2012


En dernière page du numéro daté 20-21 mai, le billet « Juste un mot » de Didier Pourquery, qui reprend la problématique de la « première dame » en cherchant dans l’histoire et à l’étranger d’autres appellations pour la titulaire de ce qu’il désigne comme n’étant «ni une fonction, ni un emploi, tout juste un rôle, à peine une situation». Il finit par proposer de l’appeler tout bêtement Mme Trierweiler, ce qui me paraît marqué au coin du bon sens.
Mais le site du journal s’étend longuement sur « Les premiers pas de Valérie Trierweiler à la Maison Blanche » au milieu des « premières dames ».
 Ni le site, ni le chroniqueur ne se posent cependant ce qui me semblerait devoir être la question essentielle : que faisait-elle là ? Que font là, de la même manière, la femme des premiers ministres canadien, italien ou japonais ? À ma connaissance, personne ne s’étonne, dans de telles circonstances, de l’absence de l’époux de Mme Merkel qui, lui, n’est jamais invité parmi ces… premières dames. Il a sans doute mieux à faire, lui.


Première dame, encore

mardi 8 mai 2012


Sur toute la Une du Monde d’aujourd’hui, une énorme photo, surtitrée : « Merci, peuple de France ».
Que croyez-vous que représente cette photo ? François Hollande ? Certes, c’est bien le cas, évidemment. Mais il n’est pas seul. À côté de lui figure sa « compagne ». Les 50,7% de votants qui se sont exprimés pour lui ont-ils également plébiscité Mme Trierweiler ? Est-ce elle qui nous remercie ainsi ? Certainement pas.
Ainsi, Le Monde nous refait, d’emblée, le coup de la « première dame ». Je m’étais en son temps, sous le titre « Mesdames G8 », moqué de ces « premières dames » réunies à l’occasion du G8 de 2006.
Pourvu qu’on ne nous refasse pas le coup !