Je dirais même plus

samedi 14 juillet 2012


En haut de la page 4 du supplément « Culture et idées » du numéro triplement daté des 14, 15 et 16 juillet, illustrant un long dossier sur Hergé et l’héritage Tintin, une photo représente le dessinateur chez lui, debout, le coude appuyé sur, dit la légende, un « totem du chevalier de Haddock, fétiche arumbaya tiré de l’album L’Oreille cassée« .
Tous les tintinophiles vous le diront (sauf Anne Chemin, l’auteur, qui s’est mal renseignée) il ne s’agit absolument pas de ça, mais d’un totem vu dans Le Trésor de Rackham le Rouge et trouvé par nos héros sur l’île où, 300 plus tôt, l’ancêtre du capitaine Haddock, François de Hadoque, a fait escale, puis a coulé. Le totem est ainsi la trace de son passage, et la preuve que son bateau, donc le trésor, gisent bien sous les eaux voisines. Le « fétiche arumbaya » est fort différent, et il est bien, lui, visible dans L’Oreille cassée, comme on le voit d’ailleurs sur l’image…
La bande dessinée n’est-elle pas un support assez sérieux pour mériter une vérification de ses références ?

Totem Hadoque
Totem Hadoque
Fétiche arumbaya
Fétiche arumbayae
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Après / après !

vendredi 13 juillet 2012


En haut de la page 23 du numéro daté d’aujourd’hui, un article de Martine Picouët, titré « Paris avant et après le « baron » », présente deux ouvrages consacrées à une comparaison photographique de quartiers de Paris (rive droite, et rive gauche), « avant-après Haussmann ». Ils sont supposés mettre face à face les clichés de Charles Marville, entre 1862 et 1868, puis ceux d’une équipe sous la direction de Fabrice de Moncan, entre 2008 et 2010. Fort intéressant, assurément, pour illustrer les profondes transformations apportées à la capitale par le préfet, et on se promet d’aller consulter ces deux ouvrages.
Mais l’article est orné de deux photographies, représentant la rue de Rennes, vers le sud-ouest, sans doute au niveau du Bd Raspail. La seconde de ces photos, à droite, au vu des voitures qu’on y discerne, est relativement récente, et l’on y voit la tour Montparnasse. Quant à la première, à gauche, elle représente le quartier de la rue de Rennes, mais celle-ci est déjà percée, et toute rebâtie : strictement aucun intérêt comparatif, donc. Dommage…